Mémoires des temps futurs – Cathy BERNHEIM- 2019 – Ed. Le chant des voyelles

Quatrième de couverture

Nous sommes dans les Temps Futurs. Lors des millénaires précédents, la Période des Reconnaissances fut secouée par des cataclysmes, annoncés depuis longtemps. Un temps où les Kimangekis dominaient l’univers, avec leurs auxiliaires belliqueux, les H.. Puis sont venues les créatures de l’OcéanMère dont la société très hiérarchisée était régie par la MèreOursin à la volonté de fer. Mais à leur tour, toutes les espèces issues de l’OcéanMère disparaîtront.

Mon Avis

Imaginez un monde où les humains n’existeraient plus. C’est impensable, non ? Et pourtant… Dans un futur pas si lointain, les hommes se sont autodétruits à l’aide de l’Intelligence Artificielle. Seuls les animaux aériens et marins ont survécu, ainsi qu’une certaine forme d’informatique archaïque. La terre est un vaste terrain, totalement inconnu et inhabité. Reste t-il des H.? Si oui, sont-ils nombreux? Où résident-ils? Le monde est si vaste. Les anciens ont peut-être laissé des messages. Il faut les trouver et les analyser. Les Oiselles sont désignées pour jouer les exploratrices. Que vont-elles trouver? Vont-elles comprendre ce qui s’est réellement passé? Toute vie humaine a été éliminée par le corail blanc. Peut-être pas tous. Les survivants sont-ils humains?

Nous découvrons une terre post-apocalyptique et un océan devenu une décharge. Tout repose dans ses profondeurs, réminiscence de la destruction planétaire. Les humains ont été phagocytés par le fameux corail blanc. Les chapitres sont courts, relatant l’intensité du désarroi des êtres rescapés. Que peuvent-ils faire sur une terre massacrée par les humains? Où vivent ces explorateurs vivants? Alors, l’oiselle, habitant du grand ciel et la barbue, être des fonds des océans tentent, ensemble, d’en savoir plus sur la Grande Déperdition. Cette époque qui a annihilé les humains. Toutes les deux ne se souviennent pas de leur passé. En ont-elles un? Elles n’ont aucune idée du futur.

Avec son égocentrisme institué en art de vivre, l’humain a détruit la nature qui s’est vengée. La Grande Dépression a effacé toute trace humaine. Y aurait-il des survivants? L’oiselle et la barbue, un être des airs et l’autre des fonds de l’océan, en cherchent la trace, sans trop y croire. Ce roman pousse l’homme à réfléchir à ses actions actuelles, face à la nature. Peut-être changera t-il son comportement? Et cette Intelligente Artificielle qui a participé à l’éradication humaine, que faut-il en penser? L’humain devrait, peut-être, penser à l’héritage qu’il va laisser à ses descendants. C’est ce que transmet l’auteure. Un message pessimiste qui pourrait permettre le sursaut de conscience de l’humanité. Est-il encore temps?

 

9782490580057   Ed. Le Chant des Voyelles   120 p.   14€

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