Quatrième de Couverture
Dans l’apparente sérénité de la presqu’île de Giens, la vie de Charly Théodore est bouleversée par la disparition de Victoria Lens. L’enquête, menée par Basiklinsky et Jona, plonge les détectives au cœur de secrets bien gardés. Des souvenirs enfouis refont surface, et Basiklinsky, hanté par son propre passé, soupçonne l’œuvre d’un tueur en série. Les choses se compliquent davantage lorsque Félix, l’ami d’enfance de Charly, révèle sa liaison avec Victoria avant sa disparition. Entre doutes et révélations, l’amitié indéfectible de Charly et Félix est mise à rude épreuve. Quels sombres secrets leur loyauté pourra-t-elle encore dissimuler ?
Mon Avis

Tout serial killer a eu des parents. Une enfance. Il a eu une vie presque comme les autres. À quel moment son âme est-elle devenue vide de toute humanité? À quel moment le monde autour de lui, les êtres se sont-ils perdus dans un gouffre sans fond? Une jeune femme a disparu à Hyères. Ce n’est pas la première fois. L’inspecteur en charge de l’enquête fait du mieux qu’il peut. Il remonte loin dans le passé de cette disparue, faisant naître, chez certains, des fantômes oubliés, enterrés. Qu’est il arrivé à cette dame? Quelqu’un, en lien avec son passé, serait-il à l’origine de sa disparition? Dans cette région, les disparitions de femmes sont nombreuses. Y aurait-il vraiment un serial killer?
Dans certains romans policiers, les cadavres sont découverts, dès le début. Puis, l’enquête suit son cours. Dans celui-ci, c’est différent. L’enquête commence alors qu’il n’y a pas de corps. Et la plupart des victimes ont été tuées il y a longtemps. Ce thriller est troublant. Il s’enfonce dans le darkside. Rien ne semble positif dans cette enquête. L’auteur nous fait plonger dans la noirceur de certains souvenirs. De certains cerveaux malades. Dans la noirceur de l’absence d’âme humaine. Les mots sont d’une douce violence. D’une violence feutrée. Chacun des personnages vit son propre enfer. Le lecteur voit des tueurs partout. Il doute de chaque personnage et de leurs concitoyens, en général. La disparition, corps et âme, de femmes, depuis des années, pèse sur la ville.
Ce roman policier nous happe dès le départ . Dès les premiers mots. Se retrouver dans la tête du tueur est assez dérangeant, surtout qu’il ressemble à Monsieur Tout-Le-Monde. Ainsi, dès la première ligne, le lecteur se met à soupçonner tout personnage qui passe à la portée de sa lecture . L’auteur nous fait réfléchir, deviner, soupçonner, éliminer des personnages. C’est une lecture interactive et très intéressante. Il n’y a pas de temps mort. La proximité du tueur force l’envie de savoir. De relever un détail oublié par inadvertance. En vain. Pourtant, tout le monde a l’air coupable. Le tueur va-t-il faire une erreur qui fera évoluer l’enquête et les recherches? Il doit être anxieux. À l’affût. Oui, mais, parmi tous les personnages, lequel est-ce ?
9791038808867 Ed. Ex Aequo Coll. Rouge 236 p. 20€

