On y revient toujours – Patrick AVELINE – 2024 – Ed. Ex Aequo

Quatrième de couverture

Quels que soient le rêve de silence, l’égarement aux limbes ou la résolution à ne plus jamais, les mots reviennent comme une obsession. On ne le comprend pas, mais on y revient toujours. Ils paressent, on les titille. Ils s’éloignent, on court derrière. Ils se cachent, on les débusque. Ils sont au bord de ma fenêtre et scrutent avec moi les paysages du ciel et de la ville. Ils sont au bord de ma fenêtre et attendent le matin, attendent le soir, la nuit, la rédemption, la lune, le sommeil. Oui, ils attendent le sommeil. Parfois ils s’aventurent, au cœur de la foule, au noir des bois, s’entichent d’un caillou blanc au fond d’une poche. Évoquent de grands cratères aux eaux lisses. Mais ils reviennent toujours au bord de ma fenêtre. On ne le comprend pas vraiment, mais ils reviennent toujours. C’est que sans doute le théâtre se trouve là.

Mon Avis

Ce recueil de poésie interpellerait tout humain qui a la passion de l’écriture ou de la lecture. Les mots permettent la parole. Ils permettent aussi l’écriture. La pensée. La réflexion. Le questionnement. Tout cela engendre les rêves. Ces petits « trucs » emplissent notre quotidien. Ils le modèlent et font de nos vies, des moments à part. Avec, chacun, leur particularité. Leur richesse. Leur apport dans la vie des humains. Les entendez-vous ou les voyez-vous, comme l’auteur? Les voyez-vous évoluer et cheminer en toute quiétude? Pensez-vous les retenir ou les laissez-vous faire leur route en toute simplicité? Que pensez-vous de leur utilité dans vos vies?

L’auteur nous parle de ses mots. Des mots joueurs, libres. Des mots qui habitent les lieux qu’ils souhaitent. Ils sont joueurs, espiègles. Ils aiment que l’humain les cherche, les trouve et tente de les façonner. Mais, ce n’est qu’une illusion. Ils ne se lassent pas de jouer des tours. Alors, ils voyagent. Ils s’envolent. Poussés par la curiosité. Que se passe-t-il ailleurs? Le lecteur les suit dans un enchantement sans fin. Il se laisse porter, lui aussi, sur les ailes du questionnement, pressé de trouver des réponses et des mots pour les formuler. Il avance, l’attention aux aguets, à la suite de ces mots frivoles qui lui résistent. Comment les prendre et les garder? Le lecteur doit-il les laisser prendre leurs aises? Ils sont si irrésistibles. Si fragiles. Si simples. Si forts.

C’est un recueil poétique écrit en prose. Il exhale des souvenirs, à travers des mots qui exhalent les sensations enfantines. Les odeurs environnantes. C’est une poésie qui nous fait traverser la vie. Le monde, en plus des esquisses en bas des pages. Les mots se font pensées, souvenirs, odeurs, et nous font voyager au gré de leur liberté. Des mots que l’auteur s’approprie le temps de décrire sa vie, tout ce qui l’entoure, le monde dans lequel il évolue. Un monde de « petits riens » qui lui suffit pour affronter, en douceur, l’avenir. Par le biais de ce recueil, l’auteur décrit son imaginaire si souriant. Si paisible. À la hauteur des mots utilisés pour les exprimer. Alors, accompagnons ces mots et laissons les guider notre imaginaire. Pour le plaisir.

 

9791038808706   Ed. Ex Aequo Coll. A l’En-Vers   60 p.   9€

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