Quatrième de couverture
Est-ce le hasard qui a décidé que se rencontrent Frédéric le musicien et François l’auteur ? Ils passent à tour de rôle à la radio en direct, non sans une appréhension qui fait naître en eux une empathie réciproque. Ce rapprochement sera suivi d’un tête-à-tête au restaurant. Frédéric irradie un charme tout de réserve et de discrète féminité qui suscite en François une attirance immédiate. Les liens très forts qu’ils tissent côte à côte seront ponctués d’élans et de retenues. Pourquoi? Quel traumatisme lié à l’adolescence de Frédéric le perturbe aussi douloureusement? Qu’est-il arrivé à François dans sa petite enfance dont les souvenirs lui reviennent en filigrane? Chaviré entre les instants de grâce et les moments de désespoir destructeur de Frédéric, François note dans un carnet ce qui désormais conduit le fil de ses jours. Leur relation empreinte d’une sensualité fine très présente touche notre sensibilité et invite à l’émotion. L’écriture délicate, subtile, nous fait vivre de l’intérieur leurs ressentis, ce qui confère à ce récit toute sa singularité.
Mon Avis

Les prémices de l’amour. Ce moment où l’amour et le doute s’installent dans le cœur. Ces instants magiques où l’amour est là, et que personne n’ose faire le premier pas, de peur de faire éclater la bulle fragile. Irréelle. Tout est dans les mots. Dans les gestes. Esquissés. Inachevés. Murmurés. Désirés. Inassouvis. Le corps dit un message que le cerveau n’ose traduire ou réaliser. Des moments merveilleusement troublants. Tragiquement éphémères. Dans le bon sens du terme. C’est un moment où chacun apprivoise l’autre. Avec son passé, ses blessures. Que peut-on faire? Comment le faire? Faut-il oser? Et si…? Est-ce le bon moment? C’est si beau. Fragilement beau. Sérieusement fou. Follement tendre.
Deux hommes blessés à un moment de leur vie. À cet instant, si fragiles. Leur rencontre n’est que sensations. Douceur. Hésitations. Douce folie. Est-ce cela l’amour? Est-ce un instant de désir, de tentations? De messages visuels? De murmures si timides? De corps discrètement offert à l’autre? Quelle beauté! Quelle force! Quels fragilité! De l’amour, tout simplement. L’auteur utilise des mots d’une telle finesse, murmurés dans un souffle. Recueillis entre doutes et désirs. C’est une histoire qui se tisse doucement. Avec appréhension. Refoulant toute peine. Toute douleur. Que deviendront ces deux presque amis? Cet amour est-il viable?
Les mots sont d’une tendresse. D’une douceur. D’une légèreté. Ils effleurent la page et s’envolent, emportant le lecteur dans une valse d’émotions merveilleuses. Terriblement, diablement merveilleuses. Doivent-ils expier leurs angoisses, leurs souffrances, leur silence-victime, afin de vivre normalement? Les démons du passé les laisseront-ils tranquilles? Comment soigner tous ces maux si intimes? Le fait d’effacer ce statut de victime serait peut-être le premier pas vers la guérison. Frédéric et François oseront-ils faire face à leur passé? Tout doucement, ils s’apprivoisent. Ils apprennent à se découvrir. À se connaître. À s’aimer. Ils effleurent leurs maux. Hurlent doucement leur douleur. Ils apprennent à se donner du temps. Le temps de guérir. Le temps d’accepter. Le temps de s’aimer. Ce roman est d’une forte tendresse. D’une grande beauté.
9791038802285 Ed. Ex Aequo Coll. Vibrato 353 p. 24€


Chère Lee Ham, comme votre chronique est belle et me fait plaisir! Vous trouvez des mots merveilleux pour dire que vous avez aimé la lecture de mon roman. J’en suis très touchée et je vous en remercie profondément!
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Chère Dominique,
Merci à vous pour m’avoir fait découvrir ce roman sublime. D’une grande douceur et tout en fine tendresse. J’ai adoré. Lee Ham
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