La mal-blanchie – Louise Adelson – 2016 – Ed. l’harmattan

Quatrième de couverture

Une famille française pas tout à fait comme les autres… père antillais, mère vendéenne. Après leur décès, Louise entreprend de vider leur appartement et le grenier, où lettres, papiers, meubles se sont entassés au fil des ans, tels des laissés pour compte. Peu à peu, les souvenirs émergent… Louise évoque ses origines négropolitaines, ses relations d’enfant puis d’adolescent, son isolement, son commencement de rupture avec la société, sa déshérence, puis sa découverte des « armes miraculeuses »; les mots. Ils la sauveront de la dérive, lui redonneront goût à la vie et confiance en elle. Sur fond de racisme et de pauvreté, dans un va-et-vient constant entre le passé et le présent, apparaissent les comportements post colonialistes d’une certaine société française vis-à-vis des minorités visibles. Ce témoignage fait écho au mal-être de beaucoup de jeunes issus de l’immigration, eux aussi laissés pour compte.

Chronique

Etre issu de plusieurs cultures peut parfois être difficile à vivre pour la personne. Le métissage peut se vivre à travers le poids de l’héritage familial. C’est la cas de Louise, née métisse aux lendemains de la Guerre. Dans un monde où sa couleur n’est pas la panacée. Dans une famille où cet héritage est subi. Est-ce vraiment le cas? Quel héritage lui laissera son père antillais après la disparition de ce dernier? Réussira t-elle à se réconcilier avec ses racines?

La mal-blanchie, un titre qui exprime tout le mépris, toute la violence verbale, toute la culpabilité subies par Louise, enfant et adolescente complexée. une jeune femme n’osant avoir une discussion ouverte avec son père. Peu à peu, au fil des pages, nous la suivons dans la recherche de ses racines. A la recherche de l’histoire de sa famille. Et si son père avait devancé ses questionnements? Lui aurait-il apporté un début de réponse?

La mal-blanchie est l’histoire d’une recherche. Celle d’une identité. Celle d’un héritage familial qui, peut-être, n’est pas si lourd à porter. La disparition de ses parents la poussera t-elle à se retrouver et à se réconcilier avec ses origines antillo -vendéennes? Nous l’accompagnons dans sa quête. Nous la découvrons dans sa sensibilité. Dans sa réappropriation de son histoire, même si un jour parmi tant d’autres, elle a été appelée la mal-blanchie.

Note 16/20

9782343089256 Ed. L’harmattan Coll. Lettres des Caraïbes 262 p 23€

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