Chronique
Entre dadaïsme et haikus, voilà des poèmes qui nous font rêver et voir le monde. En couleurs. En rimes. Les yeux fermés. François David nous fait l’éloge du temps qui passe. Un arrêt sur un moment? Sur une vie? L’homme est un fétu de paille. Un grain de sable dans l’univers. Balloté par le temps. Guidé par le temps. Mis en demeure par le temps. Il lui faut avancer…dans le temps. Vers la vie? Vers la vieillesse? Vers la mort? Vers l’incertain? Vers l’amour?
Les mots tombent. Rebondissent. Frappent la page. Jouent avec notre mémoire. Les mots. Posés. Seuls, parfois. Ils nous rappellent que la vie peut être un leurre. Qu’elle a deux facettes que nous expérimentons avec le temps. Deux facettes inéluctables. Les mots frappent la surface de notre mémoire et ricochent sur les souvenirs. Sur les instants chers qui, pourtant, nous font redouter la fin. Les mots. Ils sont rois. Ils sont simples. Ils sont secs.
Les poèmes sont légers. Brefs. Scandés. Rimés. Brisés. Pour notre plaisir. Pour notre bonheur. Chantant amour. Tristesse. Vie. Au-delà. Chantant l’espérance et la désespérance. Puissants. Vibrants. Telle une sonate? Ils nous emportent dans un monde. Dans leur monde. Dans notre monde. Au gré de nos moments. Au gré de nos instants. Les mots. Les rimes. Fluides. Liquides. Telles nos larmes. Tels nos regrets. Telle notre tristesse. Nous poussant vers l’aventure de la vie. Nous poussant à fuir notre quotidien. Juste pour un instant. Juste pour une petite fugue.
Note 18/20
9782907354011 Editions Motus 64 p. 10€


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