Quatrième de couverture
Tatoué sur le sable, le mot LIBERTE est mis à mal par Six Rois cruels, « venus de l’enfance trahie, de la rage du manque, du désert de l’amour inassouvi ». Jusqu’au moment où arrive le Septième Roi, qui n’est qu’un enfant, et porte en lui l’Espoir…
Chronique
Un album qui fait penser à une bande dessinée. Ce qui n’est pas le cas. Un enfant qui serre tendrement contre lui la lettre E du mot liberté. Un prince? Non, un roi. Un croquis superbe qui invite à la découverte. C’est ainsi que j’ai fait connaissance avec l’histoire du septième roi. Une invitation à la douceur. Enfin, pas au début. Imagination fertile? Réalité?
L’histoire d’un mot (Liberté) et de sept rois. Autant de rois que de lettres. Un mot martyrisé par six des rois. Un destin, plutôt des destins contés, déclinés tels des poèmes, sur l’aile du temps. La rencontre des rois et de la liberté. Comment réagissent-ils? Comment pensent-ils la liberté? Une histoire qui se décline à l’infini? Sept paires de pieds qui portent l’individu. Qui portent les réflexions de l’individu. Des individus si différents, mais unis dans l’action. Un mot martyrisé. Un mot auquel l’on veut retirer son essence. Des rimes qui racontent la vanité humaine. La force des certitudes à peine ébauchées. Les sept péchés capitaux? Non, juste la vanité humaine. Qu’en est-il du dernier roi?
Chaque page est une oeuvre d’art. Le récit qui se décline tel un poème couvre la page. Les croquis sont très colorés et ressemblent à des estampes japonaises. Ils représentent la force de la fatuité humaine et la douceur de l’océan. En même temps que la violence des actes et la douceur de la nature. Les aquarelles montrent la violence infligée à la liberté à travers le monde. La violence des hommes. Les poêmes racontent un destin. Celui de la liberté. Celui du dernier roi qui grandira pour faire rayonner la liberté. Il gardera ce E pour Espoir. Un conte chanté comme une ode à la vie. A la joie. A l’amour.
Note 18/20
9791095456070 Editions Cipango 48 p. 19,50€

