Quatrième de couverture
Été 2014, Confédération Helvétique. Un scandale croustillant émoustille la Suisse. Une fonctionnaire publie un Tweet sexy depuis le Palais fédéral. Les journalistes s’emparent du sujet et dévoilent la double vie de cette employée fédérale, mère de famille, libertine avérée et actrice de vidéos pornographiques amateurs jusque-là anonymes. Elle ne répondra jamais aux demandes de la presse bien pensante ou non, préférant faire le dos rond et espérer que le scandale se dégonflera avec son silence. Tout ce qu’elle veut, c’est qu’on cesse de parler d’elle. Pourtant, 5 ans après avoir été invitée à démissionner, elle décide de raconter comment cette médiatisation effrénée d’un fait anodin, pris entre les rets de la presse, de la politique, et de la morale publique, a été destructeur. Dans ce récit autobiographique, l’employée fédérale déchue nous raconte 20 ans de vie de libertine, cachés et publics, de rencontres étonnantes, d’expériences hors normes, de plaisirs troubles.
Chronique
Un scandale au sein de la Fonction Publique Suisse? C’est très rare. Cependant, un jour comme les autres, la sérénité helvétique sera mise en miettes. A cause…d’un selfie. La vie d’Adeline devient cauchemardesque. Sa vie sera bouleversée pour un long moment. Il s’agit d’une histoire vraie.
Fais-le bien et laisse dire est l’histoire d’une chute. Celle d’une femme, d’une épouse, d’une mère. Libertine devant l’Eternel. La chute d’une femme dont les secrets les plus intimes ont été jetés en pâturage à la vindicte populaire. Comment se relever d’un tel scandale? Adeline en a-t-elle envie? En a-t-elle la force? Comment faire face? C’est aussi l’histoire d’une résilience aussi violente que le scandale sexuel dont elle résulte. Le récit de la recherche frénétique d’une nouvelle vie loin de tout ce gâchis. Mais, la société est-elle prête à accorder son oubli? Adeline et sa famille en ont-ils envie?
Nous accompagnons une famille, une femme dont le calvaire semble sans fin. Une femme à qui les « bien pensants » ne sont pas prêts à pardonner le style de vie. Nous découvrons la force lapidaire des média. Le récit est clair. Fort. Sans fioriture. Tout comme Adeline qui est obligée de supporter que sa vie privée soit étalée à la une des journaux. De supporter le regard bienveillant ou, surtout, malveillant d’inconnus, de collègues. C’est une lecture qui ne laisse pas indifférent. Une lecture qui donne envie de dire à Adeline » Fais-le bien et laisse dire« .
Note 18/20
9782363260819 Tabou Editions 415 p. 16€

