Quatrième de couverture
Le livre s’ouvre sur un déménagement. Un de plus. Un de trop! On retrouve des objets dans des caisses qui nous ramènent à des gens, des sentiments, des relations non clôturées. Choisir: ville ou campagne? L’espace prive ou public? Mettre sa vie entre parenthèses, scruter ses palimpsestes, les gestes inachevés. Toujours ce rapport au présent qui s’étire, ces mémoires qui veulent avoir droit au chapitre de l’histoire. L’obsession du temps long à l’heure du temps court. La volonté de laisser une trace à l’heure des simulacres. Photographier les photos d’un vieux Nokia 3310 sorti en l’an 2000. Se rendre compte qu’on est né dans les années 1980. Tenter de s’expliquer avec cela…
Chronique
Un déménagement est toujours l’occasion de se souvenir. Un bruit. Une odeur. Une personne. Des relations. Une vie. C’est une manière de reprendre sa vie en main ou de la laisser vagabonder avec les pensées. Quelle a été la vie que l’on a eue? A-t-elle réellement existé? Une illusion? Une désillusion? Est-ce si important?
Nous entrons dans l’esprit de cet être qui déménage physiquement. Et métaphysiquement. Tout le ramène à l’illusion de l’existence. A l’illusion de moments perdus. Retrouvés. Partagés. Est-ce un déménagement volontaire ou involontaire? Pour aller où? Quel en est le but? Rêve ou réalité? Un vent de liberté s’infiltre dans la vie et les souvenirs remontent à la surface. Est-ce grâce au déménagement? Est-ce une simple habitude que l’on laisse s’insinuer dans l’esprit?
Entre poésie et prose, l’auteur nous entraine dans l’esprit d’un être qui déménage. Et pas que ses affaires. Dans sa tête aussi. Ainsi que dans ses souvenirs. Il déménage une vie entière. Vie faite d’illusions. Mais, qui s’en rend compte? C’est peut-être le moment de retourner en enfance? Ce moment de rêves. D’innocence. C’est un roman à lire comme nous lisons une histoire fantastique. Fantaisiste. Avec un esprit d’enfant.
Note 16/20
9782930783376 Ed. Traverse Coll. Carambole 108 p. 10€

