Quatrième de couverture
Un homme qui a tout et a perdu l’essentiel, la mémoire. Pour survivre, il s’accroche à des bribes volatiles et s’enfonce dans un rituel cadencé par la folie.
Une femme va entraver sa route, ni amoureuse, ni convaincue. Une femme qui vit dans un autre monde là où la félicité s’arrache en quelques secondes, le long de la corde, juste avant la ligne d’arrivée.
Chronique
La mémoire. Oh la mémoire. Elle permet de savoir qui l’on est. De se forger une vie. De se projeter dans le futur. Aussi, comment est la vie quand on ne l’a plus? Que plus rien ne nous rattache au présent? Que le passé est un vide sans fond? Un homme sait ce qu’il en est, lui qui vit l’instant présent. Par obligation. Par fatalité.
Il a une vie neutre. Dans le monde équestre. Entouré de personnes aussi mutiques que lui. Pourquoi changer, vu que l’oubli fait régulièrement table rase de son passé? Puis, vint un jour. Une femme. Pas même un coup de cœur. Et pourtant, la vie changea. Elle fut bouleversée. Rien qu’une intrusion et le monde change. Cette femme veut des réponses à ses questions. Peut-être. Que lui dire? Comment faire? Faut-il chercher? Donner des réponses?
Il s’agit d’un drame qui se vit en interne et à huis clos. Presque. D’une lutte contre le sentiment de couler dans un vide sans fonds. Il lui faut s’aggriper. A la vie. A ses habitudes. A son propre néant. En toile de fond, cette femme qui l’ignore sans l’ignorer. Cette femme dont le regard glisse sur lui. Mais qui, parfois, lui rend la vie à travers un geste. Un mot. Tout comme ces purs-sang qui ne demandent rien en retour de leur reconnaissance. Cette main secourable lui permettra-t-elle de s’arracher de ses propres sables mouvants?
Note 17/20
9782379120152 Ed. Et le bruit de ses talons 244 p. 17€

