Ubuntu, ce que je suis… – Emmanuel DE REYNAL – 2020 – Ed. L’harmattan

Quatrième de couverture

C’est pour rompre avec l’Apartheid et promouvoir la réconciliation nationale en Afrique du Sud que Desmond Tutu et Nelson Mandela ont employé le terme de « Ubuntu ». Un terme bantou qui fait de l’altérité la source première de la richesse humaine. Sans l’autre on n’est rien. Ubuntu nous enseigne que nous sommes tous interdépendants. Que nous devons ce que nous sommes aux autres, à ceux qui sont en lien avec nous maintenant, mais aussi à ceux du passé qui, vie après vie, construisent l’humanité d’aujourd’hui. Dès lors, qui suis-je ? Si ce n’est chaque maillon de cette longue chaîne du temps ?

Chronique

L’identité, la tribu sont deux liens sociaux qui font face à l’humanité, La fraternité (Ubuntu). Une société idéale où l’humain n’a ni couleur, ni religion. Il est juste humain. Il développe ainsi la société dans laquelle il évolue. Etre Ubuntu peut aider à devenir ce que l’on veut en donnant le meilleur de soi.

Nous suivons les différentes réincarnations d’un homme. Il est ce qu’il souhaite. Bon ou mauvais. Il traverse le temps et s’approprie des vies. Il est Ubuntu. Il est l’humanité. Il est la fraternité. Ses différentes réincarnations  ne font que confirmer ce fait. Mais, représente-t-il toujours la fraternité et l’humanité? Etre Ubuntu se mérite. Le mérite t-il?

Nelson Mandela avait choisi ce mot pour signifier le Pardon. Le grand pardon. Pour la réconciliation. Cet homme, à travers ses réincarnations, représente t-il le Grand Pardon? C’est avec une délectation et une curiosité non feintes que j’ai lu ce petit livret. Une lecture qui s’est faite d’une traite. Retrouver l’Humain profond laisse dubitatif. L’humanité, la fraternité. Deux mots que semblent avoir oublié les hommes en restant enfermés dans leur quête identitaire. Ce qui limite leur capacité à être fraternel avec l’humanité toute entière.

Note 16/20

9782343196398    L’harmattan    Coll. Rue des Ecoles    87 p.     12,50€

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