Pleine balle – James Holin – 2020 – Ed. du Caïman

Quatrième de couverture

La nuit tombe sur Creil, frigorifiée par l’hiver, lorsque, le chef de l’antenne PJ trouve la trace du Blond. Cela fait des années que ce flic mystérieux à la main de résine surnommé Camerone par ses hommes traque le Manouche, prince des casseurs. Il réunit au coup de sifflet son groupe. Les flics s’enfoncent dans la nuit à sa recherche. Le Blond part en périple, cagoule sur la tête et pied au plancher. Camerone, pris dans une quête hors du droit et du bon sens, fasciné par son adversaire, le laisse casser, le filant à distance pour l’arrêter avec un maximum de faits sur le dos. Cette stratégie dangereuse se révèle sanglante…

Chronique

Avoir un but dans la vie, c’est bien. Avoir une obsession peut être dangereux. Ce n’est pas ce que pense Camerone. Il est obnubilé par Le Blond et est prêt à tout pour l’arrêter. Même à mettre en danger sa brigade. Son équipe. Veut-il venger un affront? Souhaite t-il un trophée de plus?

Il suffit parfois d’un mot, d’une phrase pour que la vie bascule et vire au cauchemar. Camerone embarque toute son équipe dans une course folle. Une course à plus de cent à l’heure. Plus rien ne peut l’arrêter. Que se passe t-il? Comment piéger et arrêter Le Blond? Il en rêve depuis si longtemps. Il a des comptes à régler. L’histoire se déroule selon les desiderata et les ordre du commandant Camerone.

Pas le temps de reprendre son souffle. Le rythme est soutenu. Les actes s’enchainent. Un drame se noue en vase clos. Une obsession. Une folie. Un but et le monde est impacté. Camerone arrivera t-il à mettre la main sur l’homme qui l’a toujours obsédé? Ce qui est sûr c’est que cette lecture ne laisse pas un moment de répit. Un thriller haletant.

Note 18/20

9782919066872    Editions du Caïman    262 p.    13€

2 commentaires

  1. « Pleine balle »: Très bon polar, noir et glaçant comme cette nuit de décembre qui emporte Camerone et son équipe dans une course effrénée, hors la loi et où la raison n’a plus sa place ! Une écriture vive et tranchée, un style à la Frederic Dard, humour et argot, et des personnages ciselés au scalpel.
    On ne le lâche qu’a la dernière ligne, encore tout essoufflé ! Un bon moment.

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