Quatrième de couverture
Une rencontre, un départ, un exode, un retour, une naissance… mille témoignages, un instantané de vie. Petrovskybl joue avec les sonorités et les couleurs à travers des alexandrins, des ennéasyllabes, des sonnets, des comptines, des formes déstructurées, voire dessinées et quelques PaTaTeS éparpillées.
Chronique
En recevant ce recueil de poésie, je m’attendais à découvrir un recueil comme la plupart de ceux que j’ai l’habitude de lire. Que nenni. J’ai découvert des poèmes particuliers: un recueil fait de poésie et, en parallèle, une histoire de patates pleine d’humour. Il s’agit de croquis-bandes dessinées. Les deux rythment la lecture. Une aventure!
En effet, ce recueil ne parle pas que de poésie. L’auteur nous emmène dans son monde. Un monde où l’amour est déclamé. Un monde témoin de sa douleur de ne jamais connaître les plaisirs de la parentalité. Un monde où amour rime avec perte de l’être cher, avec la solitude dont le temps ne se remplit que de musique. Un temps qui s’envole, emportant sur ses ailes, les moments heureux, la jeunesse, la Covid et, parfois, les beautés de la nature. J’ai adoré cette ode aux fous « Intéressez-vous donc un peu aux fous/ils sont les rares êtres humains […] à percer les mystères du monde […] ils sont les seuls […] à s’en foutre.« . Ces poèmes sont entrecoupés par l’humour de deux patates sur les absurdités du quotidien, de la vie. Ce qui permet de traiter agréablement de sujets sérieux.
Dans ce recueil, c’est avec le sourire que nous lisons les poèmes, même si les sujets sont parfois tristes, durs et d’un grand sérieux. Des patates, dès les premières pages dissèquent l’absurdité des certitudes que nous pouvons avoir dans la vie. Ils se moquent de l’humain dans son quotidien bien douillet. C’est une chronique de la vie, de la beauté, de la dureté et de l’absurdité de la vie. Ce qui est renforcé par les haiku, les jeux de mots à la Desnos ou qui frisent le dadaïsme. Un vrai régal.
Note 17/20
9798495979529 Patates Prod. 192 p. 25€

