Quatrième de couverture
Un château, une campagne désertée, une île de l’atlantique. Des adultes absents ou violents. Deux enfants à l’orée de l’adolescence. Tom admire son père, riche, puissant, brutal. Sa rencontre avec Adèle, jeune fille farouche et tenace, changera sa vie. Des années plus tard, il se souvient et révèle ce qui aurait dû rester secret. C’est le prix à payer pour retrouver son paradis… Aux jeux de la sauvagerie, les gagnants ne sont pas forcément ceux qu’on croit.
Chronique
L’enfance est un moment qui est censé représenter le bonheur, l’innocence. Ce n’est pas toujours le cas pour tous les enfants. Parfois, l’innocence n’est qu’un mot pétri selon ses désirs. Deux enfants. L’un est le fils de châtelain. L’autre est la fille du gardien du château. Deux enfants aux vies opposées, vont se découvrir. Découvrir leurs forces et leurs faiblesses. L’un connait la suffisance, la brutalité d’un père et l’absence quasi endémique d’une mère. L’autre a un père qui sert le châtelain, qui aime la vie. Deux vies qui vont se mêler et les mener dans des découvertes pas toujours sages.
Nous suivons l’éclosion de deux enfants qui découvrent leur fantasme qu’ils s’amusent, parfois, à satisfaire. Mais, ainsi que le disent les enfants « c’est pour de faux« . Ils découvrent des désirs qui n’ont rien d’enfantin. J’ai eu l’impression que ces deux enfants étaient installés sur un divan et racontaient paisiblement leur vie. Ils la décortiquaient, l’analysaient et avouaient des choses qu’ils ont longtemps gardés au fond d’eux. J’ai eu l’impression que derrière ces confessions, une oreille attentive écoutait leur récit mutin qui les amusait.
Le fils d’un homme froid, à la limite cruel rencontre la fille de leur garde forestier. Cet enfant solitaire découvre la vie avec l’autre. Il reconnait sa fuite en avant face à une famille dysfonctionnelle. L’écriture est claire, limpide. Elle s’mpare du lecteur et l’emporte dans un tourbillon ralenti à la découverte de deux enfants paumés qui se soutiennent mutuellement autant qu’ils le peuvent. Des enfants qui jouent aux adultes pour se sentir vivants. Le lecteur les regarde de loin et comprend leur plaisir à enfreindre les règles. Leur lutte fait appel à beaucoup d’empathie car le manque d’amour peut mener au trop plein d’amour. Peu importe la qualité. L’auteur nous raconte avec humanité, Deux enfants, qui, à l’âge adulte, s’amusent à rester des enfants, quel que soit le temps passé. C’est une histoire belle, forte, tendre qui interroge le regard d’enfants sur le monde des adultes.
Note 17/20
9782379120299 Ed. Et le bruit de ses talons 165 p. 17€


Bonjour Merci pour cette chronique que je fais suivre à l’auteur immédiatement Belle journée
ADK
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