Quatrième de couverture
Qui sont-elles ces femmes dont le portrait au sein d’un tableau, interpelle les passants ? La scène se passe à Biarritz. Un coup de brouillarta engendre une montée des eaux dans le salon de thé qui expose cette œuvre. Et sous la bourrasque la toile est endommagée. Prises de vertige ces femmes perdent la mémoire, se construisent une nouvelle identité et basculent dans un autre univers. Leur vie va prendre un cours fantastique. Entre l’imaginé et le vécu chacune accomplit son destin. Vengeance pour l’une qui ne saurait supporter d’être évincée par une rivale… Disparition d’un être aimé pour l’autre…Le plus étrange reste le sort de Lisa qui voit Hippolyte, son amour, se dématérialiser et devenir un bouquet de parfums aux propriétés mystérieuses, susceptibles d’apprivoiser la Mort et de la rendre plus douce. Un recueil d’ivresses olfactives et sensuelles d’une féminité absolue.
Chronique
C’est juste un tableau. Accroché au mur, comme oublié dans un vieux carton. Et ces femmes (elles sont quatre), le regard perdu vers un horizon qu’elles sont seules à voir. Peut-être admirent -elles une scène qui se déroule à leurs pieds? Qui sont-elles? A quoi pensent-elles? Quelle est leur histoire? C’est un tableau figé dans le temps comme ces femmes, réveillées par un effrayant tsunami. Un tsunami qui efface le passé et leur permet de rêver leur futur., Y parviendront-elles? Elles nous racontent leur vie, leurs rêves.
Ce roman est écrit comme une ritournelle qui ne cesse de tourner dans les paysages qu’elles ont aimés. Les mots sont aussi beaux simples et merveilleux que les comptines que chantent les enfants dans les cours d’école. Nous les fredonnons, ces comptines. A travers les rires, les gestes de ces femmes. Elles ont côtoyé, pour la plupart, de grands peintres. Elles en ont été la muse, pour certaines. Ce roman est présenté en plusieurs tableaux vivants qui laissent place à l’imagination du lecteur, malgré le récit de ces belles dames. Ces vies, les rêvent-elles ou ont-elles réellement existé? Les muses, aussi, ont le droit de peindre leurs propres tableaux.
Qu’est ce que la brouillarta? Posez la question à un Basque et il vous en fera un poème, un tableau, une comptine. S’il a l’âme d’un artiste. Tel est le cas de l’auteure. Un tableau, un mini tsunami, et des femmes perdent leur vie, leur mémoire. Alors, elles racontent. Des vies poétiques. Des vies musicales qui ont ensorcelé le peintre qui a dessiné le tableau. « Nous n’irons plus au bois… »… Une comptine que fredonne inconsciemment le lecteur à travers les mots qui virevoltent autour d’un tableau où posent quatre femmes. Elles ont chacune une histoire à raconter pour se consoler d’une mémoire défaillante. Chaque récit est une fresque dessinée sur un fond musical. Comment la retrouver? Le lecteur se découvre une âme d’artiste. Il a le regard qui étudie les détails du tableau en chantonnant « Nous n’irons plus au bois… ».
Note 18/20
9791090175983 Serge Safran Editeur 142 p. 15,90€


Un grand merci pour belle chronique.
Bien cordialement
Serge S.
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Lee Ham
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