Quatrième de couverture
Vous vous êtes déjà demandé ce qu’il y avait après la mort ? Moi, je ne m’étais jamais posé la question. Mais depuis que j’ai confondu mes marches d’escalier avec une piste de ski, la réponse s’est imposée à moi sous la forme la plus définitive qui soit. Et je peux au moins vous dire ceci : la vie après la mort n’est pas de tout repos…
Chronique
« Le nez qui a goûté à la vie, goûtera à la mort« , dixit Ismaïla Lo, chanteur sénégalais. « Nous sommes de passage sur terre » sont les mots qui m’ont été serinés depuis ma plus tendre enfance. Ce qui pousse à réfléchir à sa propre fin. A vivre intensément chaque jour comme si c’était le dernier. Mais, savez-vous ce qui se passe de l’autre côté? Nous avons tous notre petite idée. Vous pouvez toutes les remiser au placard. Rien à voir avec nos suppositions. D’abord, il faut faire attention à votre façon de mourir. Durant son sommeil, sous une chaude couette, serait l’idéal. Surtout pas de mort ridicule comme le héros du livre…
Sincèrement, qui laisserait son pied gauche faire un croc-en-jambe à son pied droit, dans un escalier en colimaçon? Avec un humour déjanté, nous assistons au parcours de notre malheureux ex vivant. Cet humour exquis de l’auteur démystifie l’après-mort. C’est hilarant. Le parcours du héros ne sera pas un long fleuve tranquille. Oh que non! Même dans l’au-delà, la poisse ne le quitte pas d’une semelle. Reposer en paix, n’est vraiment pas ce que ferait ce pauvre homme. Il en regretterait sa vie d’avant, s’il s’en souvenait.
Ce roman représente la magie de parler d’un sujet pas très sympathique, avec énormément d’humour. Les aventures de l’ancien vivant ne prennent pas toujours le tour qu’il aurait voulu. De toute manière, même mort, le destin se joue de lui. Entre deux crises de fous rires, nous l’accompagnons dans ce monde d’outre-tombe où le repos n’existe pas. La paix, non plus, d’ailleurs. Notre héros qui n’en a pas les épaules, vit un enfer, au-delà de ce qu’il espérait. Peut-être devrait-il aller négocier avec la mort qui a l’air de sortir d’une soirée psychédélique et d’être accro aux boissons alcoolisées et bizarres. « La vie n’a pas d’importance, celui qui meurt est le seul à perdre la vie » dit la chanson. Ce n’est pas faux. Au vu du calvaire de notre héros. Il en aurait presque envie de revenir à la vie… Peut-être.
Note 19/20
9782958538002 Black Rabbit Ed. 76 p. 8€

