Quatrième de couverture
Paul Manonni séjourne à Venise avec Sylvie, sa femme, en quête d’un scénario pour son métier. Mais le couple se dispute. Sur un coup de tête, Paul quitte Sylvie et prend le premier vaporetto qui l’amène au cimetière San Michele. Là, une jeune Fiorella le photographie devant la tombe de Stravinsky, soi-disant pour un projet d’exposition organisé par la mairie. Une aventure singulière se dessine… Paul cependant va errer dans Venise en se demandant ce que pourrait faire sa femme. Aurait-elle rejoint ce Ludivico rencontré au Florian ? Serait-elle retournée en France ? La retrouverait-il dans leur café habituel à l’heure du spritz ? Paul n’est pas à un scénario près, jusqu’au plus macabre. Voici une Venise inattendue, labyrinthe entre Murano, San Michele ou le Rio Del Gozzi et les effluves de la mer. Une Venise à la fois envoûtante, perverse et finalement d’une grande générosité.
Chronique
Voyager en amoureux à Venise est très romantique. Ce qui ne l’est pas, c’est de se disputer dans la même ville, avec son épouse. Pire, c’est abandonner sa moitié en pleine ville et de forme haler sans un regard arrière. Puis, la colère s’en va et le pauvre hère erre dans les alentours de Venise, un peu penaud, avec pour leitmotiv : Sylvie son épouse l’attend-elle à l’endroit où la dispute a éclaté? Est-elle partie à l’hôtel? A-t-elle quitté la ville ? Paul s’en veut. Avec une parfaite mauvaise foi, un brin de rancune, ainsi qu’un brin du syndrome Calimero, il se déplace au hasard, dans un environnement qu’il maîtrise du bout des doigts.
Nous visitons Venise et ses environs, au gré de l’humeur de Paul. Venise, ville unique et multiple. Comme une femme, elle se découvre lentement, avec douceur, avec pudeur. Elle se laisse admirer timidement, par un amant aux yeux brillants qui la redécouvre chaque fois avec plus d’émotion. Paul la connaît bien. Il emmène le lecteur avec lui au gré de ses découvertes, de ses rencontres farfelues ou étonnantes d’humanité. Il nous fait découvrir l’autre face de Venise. Celle qui est moins connue du touriste. Nous revivons l’histoire de cette ville, à travers des personnalités qui y ont vécu et qui font partie de son folklore. De son histoire. Nous pensons à Sylvie. Quelle a été sa réaction ? Attend-elle toujours son mari ? Rien n’est moins sûr.
Une dispute comme il en existe partout, dans le monde, entre deux amoureux, entre deux amants. Et l’homme s’en va brusquement, abandonnant la femme en pleine ville. Malgré le doute, le remords, la mauvaise foi, il préfère ne pas revenir sur ses pas. Avec les mots d’un amant éternellement amoureux, l’auteur nous fait découvrir Venise, la ville de l’amour. En bon connaisseur, par le biais de Paul, il nous entraîne dans les méandres d’une ville, d’une conscience, d’un vécu. Ses mots sont ceux d’un amoureux transi, qui découvre la pudibonderie d’une maîtresse qui se laisse effeuiller avec amour, avec pudeur, un petit sourire au coin des lèvres. Une ritournelle tourne en boucle dans son cerveau : Sylvie l’attend-elle où est-elle partie ?
Note 17/20
9791097594824 Serge Safran Ed. 160 p. 16,90€


Un grand merci !
Passez un bel été, à Venise ou ailleurs !
Bien cordialement,
Serge S.
Serge SAFRAN | Editeur 68 boulevard Saint-Marcel – 75005 Paris T : 01 44 61 70 77 contact@sergesafranediteur.com Facebook | http://www.sergesafranediteur.fr
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Je vous remercie et je vous souhaite d’agréables vacances.
Cordialement
Lee Ham
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