Quatrième de couverture
Lancaster, comté de Pennsylvanie, Connie Stotter a tout juste 18 ans lorsqu’elle est arrêtée pour l’assassinat de sa camarade de classe, Carol Corman. Aidée de son petit ami, Tarabont Kheler 17 ans, elle vient de commettre un meurtre d’une violence insoutenable et ne s’en cache pas. Jalousie? Démence? L’investigation va vite s’orienter vers le milieu d’origine de Tarabont, l’importante communauté amish de Lancaster, déjà théâtre de plusieurs événements criminels. Aujourd’hui, plus de dix ans après les faits, Connie Stotter est toujours en attente de son exécution dans le couloir de la mort…
Mon Avis

Comment un humain peut-il être sans état d’âme? Nait-on criminel ou le devient-on? Une vie de violence, de désamour voire d’indifférence parentale, peut-elle enlever toute humanité à un humain? Pourtant, certains ont eu ce type de vie qui les a poussés à devenir meilleurs que leurs parents. A se fixer un but honorable dans la vie. À être résilients. Ce n’est pas le cas de Connie et de son copain Tarabont, un amish. Il s’agit d’une histoire vraie. Je l’avais vue dans une émission télévisée. Cependant, lire les détails m’a laissée sans voix. Le lecteur reçoit un coup de massue sur la tête. Que peut ressentir l’assassin? Que peut ressentir la victime, qui comprend qu’elle est prise au piège? Pour l’assassin, quelle sera sa vie après son forfait?
Dès les premières pages, nous faisons connaissance avec Connie et Tarabont. Deux êtres qui prennent la vie comme elle vient, et, surtout, négativement. Nous les suivons dans leur quotidien. Dans leur relation à la mort. Dans leur relation à leur propre justice. Dans le mépris qu’ils ont pour la vie des autres. Pour les autres. Tout simplement. Nous assistons à une planification désinvolte d’un meurtre. Comment peut-on être aussi insensible? L’auteur dépose des mots forts, froids, durs, qui représentent bien les deux personnages principaux. Malgré cela, les mots sont parfois faits de tendresse, d’effroi, de tendre terreur. Le regard de l’auteur semble désabusé, bien que nous ressentons qu’il éprouve une sorte de sympathie envers les personnages. Nous découvrons aussi les rouages de la justice américaine.
Deux individus au cœur gelé, s’en prennent à une amie. Sans état d’âme. Nous suivons leur cheminement criminel pas-à-pas. Connie avait une vie dépourvue de tout et surtout d’amour. Pour Tarabont, sa vie avait été trop rétrécie à son goût dans la communauté amish. Pensez-vous que nous pouvons leur trouver des circonstances atténuantes? Peut-on rester humain face à des meurtriers de sang-froid? Quel a été le rôle de chacun des énergumènes? Que de violence, de haine, de noirceur concentrés dans ces deux êtres! L’auteur nous fait entrer dans un cauchemar. Pourtant, les mots utilisés, le récit simple, aisé, clair, nous empêche d’être rebutés. Au contraire, l’envie de savoir se fait de plus en plus forte. Ce roman est très addictif. Il nous accueille en son sein et nous relate une terrible histoire. Puis, il nous lâche doucement, ivres de sang, de questions. Un piège que nous apprécions délicieusement.
Note 18/20
9782357207363 Ed. Hervé Chopin (HC) 334 p. 19,50€


Chez Collectif Polar, on a bien aimé ce polar….
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Je l’ai adoré. Je ne l’ai pas lâché avant la dernière page. Michel MOATTI maîtrise bien le suspens.
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Et là nous sommes d’accord ! hihi 😁
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