Quatrième de couverture
Poétesse aux mots rêveurs,
Fémi Peters écrit sur la difficulté
de grandir, de mûrir et aussi de vivre.
Comme un regard jeté derrière soi,
sur le temps qui passe
et les illusions qui s’envolent,
Un sentiment de ne pas avoir su préserver
une part de son enfance au fond de soi,
Embourbée dans une vie
qui ne nous correspond pas,
Sans avoir réussi à pleinement exprimer
qui l’on était,
Des poèmes empreints de mélancolie
qui évoquent la difficulté d’être artiste, d’écrire,
de ne pas toujours trouver les mots qu’il faut,
La difficulté d’être soi tout simplement,
« Doit-on éteindre nos rêves
Et s’enfoncer dans le banal ?
Doit-on souffler sur la chandelle
Et trouver ça normal ?
Doit-on écraser nos rêves
Et oublier notre idéal ?
Mon Avis

Certains peuvent avoir mal à la vie. Mal à l’âme. Mal à leur être. Ainsi va la vie. Ces personnes peuvent obtenir de l’aide, dès l’instant où elles le souhaitent. Le veulent-elles vraiment? Parfois, il est difficile de se jeter dans des bras tendrement et altruistement ouverts. La douleur est trop forte, trop intime. Alors, l’être aimant se trouve en souffrance de n’avoir pu maîtriser ce mal, cette douleur qui déborde. Parfois, il faut arriver à expliquer les raisons du rejet, les regrets éprouvés, la gratitude ressentie pourtant. L’âme est en miettes. Il est difficile d’y poser des mots.
En lisant ce recueil de poésie, j’ai l’impression de lire Arthur Rimbaud ou Charles Baudelaire. En effet, l’auteur utilise de nombreux apophtegmes maîtrisés qui rendent ses strophes vibrants, forts, douloureux. Le rythme est maîtrisé aussi et la déclamation (et oui, je déclame les poèmes que je lis), se fait avec des chutes magnifiquement rythmées. L’auteur ouvre son âme et écrit à la face du monde son mal-être, son amour, sa tendresse pour la femme qui la soutient. Une femme qui désespère de ne pouvoir l’aider. [« Dis, avec ton fusain/tu pourrais me dessiner[…] les mille visages du bonheur »]. Comment représenter le bonheur, une notion si personnelle?
Ce recueil de poèmes interroge la vie, la mort, la souffrance. Ils sont au-delà des mots. Ils interrogent le lecteur. Qu’est-ce que la vie, la mort, le bonheur? Comment les intégrer à soi? Comment faire pour repousser la tristesse, le vague à l’âme? L’auteure s’interroge sur ce qui fait sa vie, sur ce qui la ronge. Elle porte cela en elle et les couve. Cependant, malgré ses strophes sur la mort, l’amour, le mal-être, ce recueil déborde de vie, d’amour. Par la musique des rimes. Par la musicalité des sons. C’est une poésie qui vous enchante, vous brise le cœur, égratigne votre âme et renforce votre amour de la vie. Du pur bonheur, dans ce petit recueil. Il en appelle à la vie. A la beauté des êtres fragiles. A la guérison des âmes fragiles. Un jour, l’espoir renaîtra de ces sanglots. De ce vague à l’âme. De toutes ces souffrances. Et, petit à petit, une vague de bonheur emplira le cœur, la vie, repoussant, au plus loin, ce qui pourrait lui nuire.
9782956965527 Ed. Sèment 64 p. 15€

