Quatrième de couverture
La ville fictive d’Horketa est frappée par une épidémie mystérieuse : les habitants sont atteints d’une paralysie qui sème la panique. La peur l’emporte sur le défi sanitaire à relever collectivement, tandis que les puissances voisines leur tournent le dos en fermant leurs frontières.
Araniti Lumbardi, en charge de gérer cette crise en tant que président du Comité de Salut, n’en demeure pas moins fragile, solitaire et superstitieux. Traité comme un roi, il porte seul le fardeau des responsabilités face aux adversités extérieures et intérieures, y compris lorsque les traitrises émaneront de son cercle proche. Dans une posture sacrificielle, il assumera seul toutes les fautes et le sang versé.
Traduit pour la première fois en français, Zija Çela nous plonge dans son monde métaphorique de lieux imaginaires, qui reflète comme souvent la réalité contemporaine d’une crise de perte des valeurs humaines dans son pays – l’Albanie – comme dans l’Europe qui l’entoure.
Mon Avis

Dans un pays, quelque part en Europe de l’est, une maladie bizarre sévit dans la ville de Horketa. Figurez-vous que les habitants se figent dans des positions pas très académiques. Et ce, pour une durée illimitée. Même si tout le monde trouve cela hilarant, au début, l’hilarité cède rapidement la place à la terreur. Que se passe-t-il? Est-ce une épidémie? Une malédiction? Qu’ont fait les habitants pour subir une telle punition? Comment mettre fin à cette tragédie? Le maire de la ville est perdu. Il n’a pas de réponse pour ses concitoyens. Alors, comme cela était de mise à une certaine époque, il a décidé d’en prendre la responsabilité. Quel que soit ce qui arrive.
J’avoue que j’ai eu d’énormes difficultés à finir cette lecture. Dès le premier chapitre, je me suis pris les pieds dans cette histoire abracadabrante. Mais, je me suis rendue compte qu’en avançant dans le roman, une petite lumière se faisait dans mon cerveau et allait en grandissant. C’est une éloge au ridicule. A l’absurdité. L’histoire se raconte à travers le récit de différents personnages. Ce qui donne l’impression de lire un puzzle de plusieurs centaines de pièces. Je dirais que l’histoire commence par la fin. Le récit se fait un peu à l’emporte pièce. Comme si l’auteur et son traducteur avaient tenté de nous semer au cours d’une balade littéraire, dans un labyrinthe de mots. Il suffit de mettre ses pas dans leurs empreintes. Et le tour est difficilement joué.
C’est la première fois que je lis cet auteur. Un auteur albanais et je découvre son style un peu en dehors des sentiers battus. Ce roman demande beaucoup d’attention du fait du style littéraire de l’écrivain. Une énigme se déroule dans une ville de l’Europe orientale, à l’époque du communisme. Une histoire qui mettra toute une ville en émoi. Un homme décide d’endosser la responsabilité de tout ce qui se passe. Est-ce une bonne idée? Découvrira t-il les raisons de cette énigme? La population se résignera-t-elle à ce qui lui arrive? L’auteur raconte une histoire qui, au début, est hilarante. Cependant, au fil du récit, le lecteur se rend compte qu’il s’agit une tragi-comédie où le diable a voulu faire de l’humour. Le récit devient plus évident au fur et à mesure de la lecture. Cette auteur albanais que je ne connais pas a un style un peu déroutant mais qui mérite d’être découvert.
9791030203868 Fauves Editions 306 p. 20€

