Quatrième de couverture
Dans ce recueil, Laura lapadre nous emmène à la rencontre d’humains, d’animaux et de plantes qui font face aux dérèglements du monde. Les cendres du glacier racontent des histoires tristes ou heureuses, étranges ou cocasses, où les êtres sont confrontés au réchauffement climatique, aux atteintes contre l’environnement, au développement absurde des activités humaines, à l’inacceptable souffrance animale, aux délires mégalomaniaques des décideurs.
Mon Avis

L’humain, une énigme. Gaïa, la terre-mère, une vie résiliente. L’un détruit l’autre ou s’autodétruit. Parfois, une conscience se tourne vers la nature malmenée. Et s’ils nous parlaient? Et si nous les écoutions? Surtout, et si nous les entendions ? Mais l’humain est vain. Suffisant. Il a un égo surdimensionné. Il méprise la nature. Il lui arrache le cœur et les tripes. Il lui impose ses choix. Que fait Gaïa, mère nature? Elle continue à le recevoir en son sein. À le nourrir. Malgré la colère sourde qui bouillonne au fond de son corps. Peu à peu, elle la laisse s’échapper par petites touches. Puis un jour, elle éclate. L’humain comprend, alors, qu’il ne maîtrise rien. Il n’est qu’un pion sur un vaste échiquier. La nature gagne toujours.
À travers ce recueil de nouvelles, l’auteure nous fait tristement voyager à travers le Monde. À travers les actes des humains envers la nature. Ceux qui la respectent ne sont pas nombreux et ne sont pas écoutés. Ils ne sont pas entendus. Ce sont des histoires que nous connaissons bien: les terres brûlées, les forêts rasées, les routes violentes… Tout cela pour le profit. Les animaux ne sont pas en reste. Par le biais de mots forts, lourds de sens, de culpabilité. L’auteure nous raconte les mésaventures imposées à la nature par l’humain. Ce dernier n’a qu’une ambition, s’enrichir au détriment d’une nature nourricière. Que restera t-il pour les descendants humains? Que deviendront la nature, la faune, la flore dans un lendemain si proche ?
Ce recueil est un cri du cœur. Un cri d’alerte. Une mise en garde. Les nouvelles sont superbement racontées. Le lecteur se sent messagers de cette détresse de la nature et des animaux. Une détresse sans fin que l’humain balaie d’un revers de la main. Mais, le retour du bâton risque d’être violent. À la hauteur des blessures infligées. Le peu de voix qui se fait entendre est recouvert par la par le bruit de la modernité subie. L’auteure se fait l’avocat du diable. Réussira t-elle à réveiller les consciences? La nature est sacrée et généreuse envers l’humain. Elle n’est pas payée en retour. Le lecteur prend peu à peu conscience des dégâts de la modernité. Le monde courtil à son ex extinction. La prise de conscience sera elle au rendez-vous ? Un très beau recueil à lire absolument.
978580163490 Ed. Le chant des voyelles 269 p. 18

