Quatrième de couverture
Un sonnet recèle en lui bien des images, surtout lorsqu’il s’offre aux timbres d’une parole vivante sous les regards d’une lecture imaginative. De la friction des mots sur la structure du vers naît un prisme pour voir autrement le monde et les êtres. Ces textes ont été écrits quotidiennement aux rythmes des heures et des jours, publiés sur les réseaux sociaux pour ouvrir au dialogue poétique. Certains d’entre eux, improvisés lors d’un concert de jazz. D’autres ont été expérimentés en atelier d’écriture. Ils sont une trace poétique de l’an 2024. J’ai souhaité qu’ils soient aussi une invitation à être encore plus attentif aux « beautés qui passent ». J’aimerais qu’ils soient une incitation à sourire, à rythmer l’instant. Ces sonnets attendent ta voix pour ouvrir leur danse.
Mon Avis

Des sonnets. J’avoue que cela faisait un bout de temps que je n’en avais pas lu chez des poètes contemporains. À notre époque, la poésie est un peu plus libre. L’auteur, une fois de plus, va à l’encontre des standards actuels de la poésie. De quoi parle cette dernière? De la partie sombre de l’humanité. Cette partie qui, en général, reste cachée aux yeux de tous. Du monde qui nous entoure. En sonnets, ne vous déplaise. Alors, l’auteur, quotidiennement, s’est attelé à ce jeu de mots, de rythme, de rimes, célébrant la vie. Pierre Thiry s’est lancé dans un défi qu’il avait déjà relevé dans une œuvre. Alors, recommencer? Pourquoi pas?
L’art de dire, de chanter la vie, l’humain, d’une certaine manière, avec des sonnets, est une gageure. Un art auquel s’est plié l’auteur avec succès. En déclamant les vers, j’avais l’impression d’entendre, en bruit de fond, un clavecin qui accompagnait « une danse en concert de jambes« . L’humour, la dérision, l’ironie, sont de mise et le lecteur les découvre en rond de jambe, comme à l’époque, dans une certaine Cour. « Que dire et que faire/Effacer ma chanson? » Surtout pas. Ce serait bien dommage. En passionnée de musique, j’y ressens bien du jazz improvisé dans un bœuf avec Dizzy Gillespie et Ella Fitzgerald.
Célébrer la vie, la nature, le quotidien en sonnets, au vingt-et-unième siècle, fait sourire. Mais ce n’est pas tout le monde qui peut relever ce genre de défi. Ce qu’a fait l’auteur en un trait de plume. Le sourire vient aux lèvres en lisant ce regard et « cette plume affutée » posés sur l’humain, son entourage, sa pensée. Chaque mot posé fait penser au jazz. Au blues du Sud des États-Unis. Le poète qui est en vous, lecteurs, va s’éveiller et se délecter de cette rime « qui agonit l’auteur » et « exige un nouveau paysage« . Cette lecture se fait au hasard d’une page, d’un titre… Dans l’ordre où le désordre. Tel est le plaisir, dans un recueil de poésie. L’âme part en goguette. L’esprit s’enrichit « des phrases solides stylées en mots durs« . Alors écoutez le vent qui « veut qu’on l’adule en sonnet paraphé« . Laissez-vous aller au plaisir du sonnet.
9782322542222 Books On Demand 155 p. 15€

