
Quatrième de Couverture
Il est des mondes qui ne s’entendent qu’à demi-mot, dans le repli d’un silence ou le sillage d’un parfum de cire d’abeille. A travers ces douze nouvelles douces-amères, Mathilde Rosati nous invite à observer l’architecture invisible de nos vies. De la cuisine en Formica d’une grand-mère napolitaine aux gestes millimétrés d’un artisan ébéniste face au chaos de 2026, chaque récit est un éloge de la fêlure. Une célébration de ce cristal précieux et fragile qui fait notre humanité.
Mon Avis
Les voix. Les entendre, est naturel. C’est la routine. Que se passe-t-il quand nous ne les entendons plus? Je ne parle pas de discrets murmures. Je ne parle pas, non plus, de longs monologues entre quatre murs solitaires. Je parle du silence avec un grand S. Je parle de ce que peut cacher un silence, là où, d’habitude, une voix se faisait entendre. Que cache ce silence? Douleurs? Crainte? Violence. Haine? Amour? Et si c’était tout cela dans un ou plusieurs silences? Il s’agit de silences riches en mots. « La parole est d’argent, mais le silence est d’or« , dit le dicton. Ce recueil de nouvelles le démontre bien, car il existe des silences qui sont plus explicites que des mots.
Dans ce recueil, les voix tues s’amplifient. L’auteure raconte, avec le moins de mots possible. Les nouvelles sont courtes. Elles sont faites de « silences narratifs« . Elles racontent des émotions. Des souvenirs. De l’amour qui n’a pas de mots, mais, qui pétille dans les yeux. Elles sont faites de choses invisibles au regard, mais si visibles dans le cœur et dans l’âme. Elles racontent la vie à qui sait écouter et entendre. La musicalité des mots entraîne le lecteur dans un kaléidoscope de couleurs. D’aventures. De morceaux de vie vécus dans une intimité presque égoïste. Cette musicalité fait la part belle à l’imagination. Le lecteur se surprend à rêver. A visualiser chaque morceau de vie.
Sotto voce (À voix basse) est un trésor de douceur, de tendresse. C’est un recueil où chaque mot vibre de sa propre musique. Une musique qui n’a rien d’un solfège. Une musique fleurie. Vivante. Qui s’envole des-pages pour raisonner dans les maisons, les cœurs, les âmes. C’est la magie des choses invisibles qui se dévoilent à l’oreille qui l’entend. Pour un premier écrit, c’est de l’art. Dans son entièreté. C’est un nectar de sons et de mots. Dans un silence bavard. C’est une invisibilité qui ne devient visible que pour l’initié. Ce recueil a moins de cent pages. Cependant, les pages invisibles sont lourdes de riches mots. L’auteure vous invite à ne pas fermer le livre. Elle vous invite à méditer chaque mot. Chaque silence, chaque son. C’est une ode à l’espoir. À la résilience. C’est un livre qui ne se ferme jamais.
9791098551000 Auto Edition 61 p. 11,90€

