Brûlures de femme – Karine GIROUD-PIFFOZ – 2021 – Ed. du Raton Laveur

Quatrième de couverture

Les violences sont une plaie ; qu’elles soient physiques, sexuelles ou psychologiques, elles laissent des brûlures indélébiles. Brûlures de l’âme, souvent amplifiées par le non-dit, par la honte, voire la peur. Cela ne peut continuer ! Toutes les victimes, hommes ou femmes, doivent pouvoir s’exprimer. C’est en parlant que l’on fera bouger les choses. Dans ce livre sont relatés plusieurs événements sinistres, tragiques, inacceptables, qui arrivent pourtant si souvent. Ici, les victimes sont des femmes, et faisant partie de ces femmes-là, j’avais besoin de cette solidarité; je n’oublie pas pour autant que cela arrive aussi à des hommes.

J’espère que cette lecture vous touchera.

J’ai la chance que ce livre soit préfacé par Véronique Agrapart, sexologue et présidente de l’association Stop aux Violences Sexuelles 85, violences contre lesquelles elle lutte avec acharnement.

Brûlures de Femme est ma contribution à cette lutte !

Chronique

Brûlures de femmes. Souffrances de femme. Peu importe le mot.  Une cassure est présente. Dans la vie. Dans des vies. Celles de femmes. En général, cela se passe dans le plus grand secret. Dans une terrible culpabilité muette.

Il s’agit de témoignages sur des vies profondément détruites. Dans de douloureux silences. Dans des hurlements muets. Dans une peur, un désespoir, une culpabilité sans nom. L’auteure en parle avec beaucoup de délicatesse. De pudeur. Elle nous parle de ces moments où la vie bascule. Pour toujours. Des instants que ces femmes détruites cachent au plus profond d’elles. Avec une grande honte. Avec une grande culpabilité car il ne faut surtout pas en parler. Ne pas briser la famille, l’amitié. Plutôt faire face à des maux secrets: autodestruction, boulimie, anorexie. Des mots si forts sur de terribles blessures. 

Entre poésie et prose, l’auteure nous parle de blessures intimes. Plutôt, elle nous laisse les deviner. L’auteure, tout comme ces femmes anonymes, a été victime de ces violences. Elle a mis des décennies à s’en libérer. Ainsi, l’espoir pointe au bout du tunnel. Il s’installe. Il faut savoir résister à cette douleur inaltérable. Savoir qu’être une victime est un statut qui doit être accepté. Ces vies brisées à n’importe quel âge pourront, un jour, cicatriser grâce à la parole, au dépôt de plainte, à l’écriture. C’est un long chemin vers la guérison.

Note 16/20

9782952752282   Ed. du raton laveur    88 p.   12€

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