Quatrième de couverture
Dans ce livre, dialoguent des structures, des décors, des actions, des personnages. Ce recueil est donc une scène où se succèdent quatre mouvements ou plutôt quatre chapitres intitulés Miroitements (1), Décors (2), Danses et rythmes (3), Aux risques du vent (4). Miroitements est ici à comprendre comme l’impression générale laissée sur la rétine de l’œil, ou comme un rassemblement de divers tableaux enregistrés par la surface sensible d’un papier photographique. Ici, c’est la forme textuelle du « triple triolet » qui joue le rôle de support. Le premier chapitre de ce recueil est à lire comme une matière de structures de fictions à développer, à penser ou à rêver. Décors (2) est à entendre comme une réserve de lieux, d’accessoires, de paysages, de fonds d’image, d’espaces. Le deuxième chapitre vise à offrir de nouvelles scènes de tournages à l’imagination du lecteur. Les deux derniers chapitres offrent quant à eux un répertoire d’actions et une galerie de personnages. Ce livre est aussi un recueil de poésie. Il se rythme avec cette antique et belle question: Qu’est-ce que la poésie ? Une cadence de triple triolet traverse l’ensemble de ces pages. À chaque lecture d’apporter la substance d’une voix nouvelle à cette matière textuelle.
Chronique
Ce que j’aime dans la poésie, c’est le rythme des mots, leur musicalité, leur chute. C’est une des raisons qui me fait adorer le slam. Dans ce recueil, il ne s’agit pas de slam. Mais, c’est tout comme car l’auteur nous scande ses triolets, fruits d’une belle musicalité. Ils sont au nombre de cinquante deux. Je suis tentée de dire autant que de semaines dans l’année. Ce serait trop simple. Trop restrictif. Trop caricatural. Nous découvrons, ainsi, un autre style poétique qui surprend, à nouveau. Qui se laisse découvrir.
Des triolets. Des poèmes courts qui se laissent effeuiller comme une femme. en douceur. Tout en pudeur. Tout en beauté. Je découvre une autre facette littéraire de l’auteur, après avoir lu son recueil de nouvelle « valses froides« , avec délectation. C’est une valse de triolets, en quatre temps. « La poésie du large émeut les vagues ». Elle émeut aussi le lecteur car cette poésie surfe sur la vague des sentiments. De la sensibilité. De la beauté du monde. Les rimes nous font découvrir des êtres, des personnalités. Des images qui dansent et racontent. Des paysages qui libèrent les rêves. Qui stimulent l’imagination. Des reflets passagers de la vie. Des mouvements qui s’envolent au gré du vent, emportant l’imagination fertile de l’humain.
Ce recueil de triolets, de poésies courtes, chante le quotidien. Il est le reflet de la vie. Il expose les lendemains qui reflètent l’imagination fertile de l’auteur. De l’humain. Comme d’habitude, je les ai déclamé dans le désordre. C’est une liberté qu’offre la poésie : lire comme on le sent. Selon l’envie. Ces poèmes de trois strophes sont riches en beauté, en fresques éphémères, en imagination plus que fertile. C’est un recueil riche de tendresse, de force, de joie de vivre. Des vers qui sonnent. Qui résonnent et dont l’écho se perd dans l’imagination humaine. Il nous renvoie loin dans nos souvenirs. En ce qui me concerne, c’est à une époque où, dans les cours de littérature, nous nous appliquions à compter les pieds des alexandrins. C’est un recueil d’une grande beauté. Il génère beaucoup d’émotions. Et, quelle force!
Note 17/20
9782322438330 Books on Demand 130 p. 10€

