
Quatrième de couverture
1er janvier 1533. Le Roi d’Angleterre Henry VIII s’est marié avec Anne Boleyn, s’enfonçant dans l’hérésie tandis que Henri, le fils cadet de François Ier, va se marier avec Catherine de Médicis, sous les auspices du Pape. De nouveaux liens familiaux se tissent au grand jour, d’autres restent cachés dans l’ombre. Pendant ce temps, deux frères sont prisonniers de l’inquiétant Comte Vlad Tepes et leur survie est essentielle pour que Jean de La Valette, un ambitieux Chevalier Hospitalier, puisse récupérer l’œuf de dragon qui permettrait à son Ordre de regagner en puissance face à la menace des Ottomans. Le dernier tome de la seconde trilogie de la saga explore les relations entre mari et femme, entre père et fils, entre membres d’une même fratrie, entre cousins. Ces relations tissent leur toile dans les familles et les dynasties mais ces liens sont aussi ceux du sang qui peuvent propager le malheur et la haine. Anciens et nouveaux personnages se débattent dans ce labyrinthe où chaque détour peut mener à la gloire ou à la perte.
Mon Avis
L’aventure se poursuit. Charles Quint a réussi son coup de maître: épouser la femme qu’il convoitait. Pendant ce temps, des pièges s’élaborent. D’autres se poursuivent et se précisent. L’empire ottomane a de nombreux vassaux qui souhaiteraient bien se libérer de sa tutelle. En effet, rien n’est garanti, à cette époque. Tout est susceptible d’être vendu ou trahi. Henri VIII jouit de sa liberté religieuse pour donner libre cours à ses « secrets ». Il change de femme à la vitesse-lumière. Plus personne ne peut lui faire de reproches. L’église anglicane vient de voir le jour. Pour combien de temps?
Les histoires des royaumes et empires sont imbriquées et mêlées aux autres histoires. L’auteur prend un grand plaisir à décrire les personnages fantastiques qui évoluent auprès des humains, au sein de la cour. Le pape est mort. Vive le pape. Cependant, qui est prêt à payer le prix suprême pour obtenir sa place? Comme tous les autres volets, celui-ci est superbement écrit et conté. Ainsi, le lecteur entre dans chaque histoire, naturellement. Les mots sont simples et à la portée de tous les lecteurs. Ce que j’aime avec cet auteur, c’est que la petite histoire est tout aussi importante que la grande. Que l’homme est présent avec ses vices, ses envies, ses mesquineries, ses bons côtés.
Cet opus suit le cours de l’histoire. Des anciens personnages disparaissent. De nouveaux apparaissent et intègrent logiquement le récit. Cette saga est prenante. Enrichissante. Profondément humaine. Il n’y a pas de temps mort. Les histoires s’imbriquent, tout naturellement, les unes dans les autres. Ce qui démontre une grande maîtrise de la part de l’auteur. Les intrigues et les alliances se nouent en fonction des trahisons et de l’appât du gain. Que les personnages soient humain ou non, l’altruisme ou le partage n’est pas une option. Que ce soit Soliman, Dracula, ou autres, leur but est tout ce qu’il y a de plus égoïste: réussir ses trahisons. Les Médicis ne sont pas en reste. C’est une lecture vivante qui enveloppe le lecteur et lui fait traverser les frontières du temps.
9782322572267 Books On Demand 592 p. 20,90€

